Dictionnaire pratique du droit humanitaire

« Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus.

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Secrétariat général des Nations unies (SG)

Responsabilités et pouvoirs du secrétariat et du secrétaire général

Le secrétariat, prévu par le chapitre XV de la Charte, est au service de tous les autres organes pour mettre en œuvre leurs programmes (art. 98). Le secrétaire général a un pouvoir de proposition extrêmement large auprès de tous. Il représente l’Organisation et est son plus haut fonctionnaire (art. 97). Il dirige tous les employés. En plus de ses fonctions administratives, il peut être chargé de n’importe quelle fonction (art. 98), même politique, par les organes de l’Organisation. C’est un rouage majeur de l’Organisation. Il présente un rapport annuel à l’Assemblée générale, qui est l’occasion pour lui d’exposer son point de vue sur le fonctionnement de l’Organisation.

L’action du secrétaire général doit être dominée par le souci de l’impartialité et de l’intérêt international. En tant que plus haut fonctionnaire de l’ONU, il incarne également l’indépendance dont jouissent en principe les fonctionnaires internationaux par opposition aux représentants des gouvernements qui siègent également dans les différents organes de l’ONU. « Dans l’accomplissement de leurs devoirs, le secrétaire général et le personnel ne solliciteront ni n’accepteront d’instructions d’aucun gouvernement ni d’aucune autorité extérieure à l’Organisation » (art. 100.1). Chaque État membre s’engage d’ailleurs à respecter le caractère exclusivement international de leurs fonctions et à ne pas chercher à les influencer dans l’exécution de leurs tâches (art. 100.2). En avril 2013, le secrétariat employait quelque 43 000 personnes recrutées à l’échelle mondiale.

Le 1erjanvier 2007, M. Ban Ki-moon est devenu le huitième secrétaire général de l’ONU, succédant ainsi à Kofi Annan, qui avait exercé deux mandats (1997-2001 puis 2002-2006). Il a été reconduit à son poste le 21 juin 2011, et ceci jusqu’au31 décembre 2016. Il est assisté par un vice-secrétaire général, Jan Eliasson, nommé le 2 mars 2012, quatrième à exercer cette fonction depuis l’établissement du poste en 1997.

Structure du secrétariat

Le secrétariat est divisé en quatorze départements ou bureaux dirigés par des secrétaires généraux adjoints ou des sous-secrétaires généraux : cabinet du secrétaire général, bureau des services de contrôle interne, bureau des affaires juridiques, département des affaires politiques, département des affaires de désarmement, département des opérations de maintien de la paix, département de l’appui aux mission, bureau de la coordination des affaires humanitaires, bureau pour la réduction des risques de catastrophe, département des affaires économiques et sociales, département des affaires de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences, département de l’information, département de la sûreté et de la sécurité, et département de la gestion.

Lorsque le Conseil de sécurité est saisi d’une situation de crise dans un pays donné, c’est le secrétaire général qui est chargé de mettre en œuvre les actions décidées par le Conseil. Il doit également lui faire régulièrement rapport sur l’évolution de la situation. Il utilise de plus en plus la faculté de nommer sur place un représentant ou un envoyé spécial. Celui-ci ne doit pas être confondu avec les représentants permanents et les rapporteurs spéciaux qui peuvent également être en charge de la situation dans le pays au titre des diverses agences de l’ONU.

Le secrétaire général nomme des représentants et envoyés spéciaux avec des mandats thématiques et des mandats par pays. En avril 2013, on comptait 28 représentants, envoyés, conseillers ou coordonateurs spéciaux par pays répartis par aires géographiques. Pour l’Afrique : le Burundi, la Côte-d’Ivoire, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud, et le Darfour. Pour les Amériques ; la Guyane/Venezuela et Haïti. Pour l’Asie et le Pacifique : l’Afghanistan, le Pakistan, le Myanmar et le Timor-Oriental. Pour l’Europe : Chypre, l’ex-Yougoslavie, la Géorgie, et le Kosovo. Pour le Moyen-Orient : l’Irak, le Koweït, la Libye, le Liban, la Syrie et le Yémen.

En outre, 22 représentants spéciaux disposaient de mandats thématiques dédiés à des questions telles que : Alliance des Nations unies pour les civilisations, École internationale des Nations unies, Éducation globale, Enfants et conflits armés, Financement du développement, jeunesse, migrations, Objectifs du Millénaire pour le développement, Paludisme et financement des Objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé, Planification du développement après 2015, Prévention des catastrophes, Prévention du génocide, Sécurité alimentaire et nutrition, Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), Sport pour le développement et la paix, Tuberculose, Violence à l’encontre des enfants, Violence sexuelle dans les conflits armés, VIH/sida dans la région des Caraïbes, VIH/sida en Afrique, VIH/sida en Asie et au Pacifique, et VIH/sida en Europe de l’Est et en Asie centrale.

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